Le Groupe Grandio a investi 2,5 millions de dollars pour installer sa bannière Chez Lionel au Complexe Jules-Dallaire, à Sainte-Foy, dans la ville de Québec. La septième adresse du réseau a accueilli ses premiers clients le 10 septembre, à la place de l’ancien Paris Grill. Pour un candidat franchisé québécois, l’opération dit surtout par où passe, et par où ne passe pas, le franchisage chez Grandio.

Le Paris Grill cède sa place, faute de pouvoir cohabiter avec Chez Lionel

En fin d’année dernière, le Groupe Grandio annonçait la fermeture du Paris Grill, adresse bien connue de Québec installée au Complexe Jules-Dallaire depuis son déménagement du boulevard Hochelaga. Aux yeux des dirigeants du groupe, l’identité et le menu de ce bistro à la parisienne ressemblaient trop à ceux de Chez Lionel, déjà bien implantée dans la région de Montréal et en banlieue d’Ottawa. Devant deux marques trop semblables dans un même portefeuille, le Paris Grill a fermé ses fourneaux en janvier pour céder sa place à la nouvelle bannière.

Neuf mois de travaux pour une brasserie parisienne « réinventée »

L’établissement occupe 9 000 pi² (850 m²) au 2820, boulevard Laurier, avec 175 places à l’intérieur, deux salons privés et une terrasse prévue pour l’été prochain. À l’exception de la cuisine, tout l’espace a été mis à nu et réaménagé selon un design signé par la firme Cléo Katcho. « C’est une brasserie parisienne conviviale. Quand tu regardes le menu, tu as les grands classiques de la brasserie française réinventée, avec des tartares et des confits de canard […]. On a aussi des plats très québécois, parce que la poutine est essentielle », résume Pierre Moreau, ex-PDG de Restos Plaisirs devenu conseiller exécutif pour le Groupe Grandio. Le menu, élaboré par le chef exécutif Frédéric Dufort, est dirigé sur place par la chef Stéphanie Côté.

Sept adresses en treize ans, la première dans la Capitale-Nationale

Née en 2013 rue Lionel-Daunais, à Boucherville, la bannière s’est étirée à raison d’une ouverture tous les un à deux ans : Laval en 2020, Sainte-Thérèse en 2022, Brossard en 2023, Kanata en Ontario en 2024, Montréal en 2025. Sainte-Foy est la septième adresse du réseau, et la première à sortir du couloir Montréal-Ottawa. « Comme Chez Lionel était une marque établie avec quatre ou cinq adresses, c’était plus facile de transformer le Paris Grill en Lionel que l’inverse », explique M. Moreau, qui y voit la fin d’une ancienne rivalité entre Québec et Montréal dans la restauration : « Ça n’existe plus, ça. »

Le franchisage du groupe passe par La Cage, pas par Chez Lionel

C’est le point à retenir pour un candidat franchisé. Le Groupe Grandio ne propose aucune offre publique de franchisage pour Chez Lionel, Cochon Dingue ou Iru Izakaya, et annonce l’investissement de Sainte-Foy en son propre nom. Le franchisage du groupe est documenté uniquement pour La Cage – Brasserie sportive : à l’exercice 2019, dernier exercice complet publié avant la pandémie, les ventes générées par les franchises et coentreprises atteignaient 51,5 millions de dollars sur des ventes totales de restaurants de 145,4 millions de dollars, soit près de 35 % du réseau. Une bannière n’est donc pas une franchise par défaut, une distinction qui vaut la peine d’être vérifiée avant de déposer une candidature.

Ce qu’il faut retenir

Le groupe se décrit aujourd’hui comme un ensemble de 15 bannières et de 77 succursales, dont deux en France et une à Londres, pour plus de 3 500 employés. Selon Pierre Moreau, la croissance reposera sur quatre marques, La Cage, Le Cochon Dingue, Iru Izakaya et Chez Lionel, avec une cible de quatre ou cinq ouvertures par année au Québec et en Ontario. Reste à voir si les prochaines adresses continueront de s’ouvrir en mode corporatif, comme à Sainte-Foy, ou si le groupe ouvrira un jour ces bannières à des exploitants indépendants, comme il le fait déjà pour La Cage.

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