Le plus important détaillant spécialisé en animalerie au Canada a désigné le Québec comme l’un de ses marchés prioritaires pour les prochaines années, aux côtés de l’Alberta et des communautés rurales sous-desservies. Un signal fort pour le réseau Chico, sa bannière québécoise, qui poursuit son intégration au modèle franchisé de sa maison mère.

Un réseau franchisé à 71 %, en pleine croissance

Pet Valu a terminé son deuxième trimestre 2026 avec 877 magasins au Canada, après l’ouverture de sept établissements durant le trimestre et de quinze depuis le début de l’année. Le franchisage demeure au cœur de la stratégie du détaillant : environ 71 % de ses magasins étaient franchisés à la fin du trimestre, une proportion qui continue d’augmenter à mesure que l’entreprise transfère des établissements corporatifs vers des franchisés.

Pet Valu a d’ailleurs vendu 11 magasins corporatifs au cours du trimestre, un sommet égalant un record de l’entreprise, à de nouveaux franchisés comme à des exploitants déjà en poste. Selon la direction, un bassin important de candidats franchisés continue de manifester de l’intérêt pour reprendre des établissements existants, où ils héritent d’une clientèle et d’un historique de ventes déjà établis.

Ce rythme d’ouverture s’accompagne de résultats financiers en hausse : dans ses résultats du deuxième trimestre publiés le 11 août, l’entreprise déclare des revenus de 290,7 millions de dollars (+3,6 %), des ventes du réseau de 377,3 millions (+2,0 %) et un BAIIA ajusté de 65,0 millions (+8,0 %), soit une marge de 22,4 % des revenus. Le bénéfice net atteint 24,9 millions, en hausse de 14,3 %. La direction affirme réitérer ses prévisions pour l’ensemble de 2026.

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C’est le nombre approximatif de nouveaux magasins nets que l’analyste Martin Landry de Stifel anticipe annuellement pour Pet Valu, qui prévoit environ 903 établissements d’ici la fin de 2026 et 943 en 2027, contre 783 en 2023.

Chico, le cheval de bataille québécois de Pet Valu

Le Québec occupe une place grandissante dans le réseau depuis l’acquisition de Chico par Pet Valu en 2022. L’entreprise étend désormais à la bannière québécoise des programmes développés à l’échelle du réseau, dont l’Article du mois et la Gâterie du mois, et a complété au deuxième trimestre ses premières reventes de magasins corporatifs Chico à des franchisés.

Le chef de la direction Greg Ramier a nommé l’Alberta et le Québec comme marchés d’investissement prioritaires, aux côtés des communautés rurales où Pet Valu peut s’implanter sans concurrence spécialisée existante. Les nouveaux magasins ouverts au cours de la dernière année afficheraient de bons débuts et des profils de rendement satisfaisants, selon la direction, qui considère chaque nouvelle adresse comme un engagement de dix ans ou plus destiné à traverser un cycle économique complet.

Nous continuons de trouver des occasions de combler des lacunes de marché, pendant que certains concurrents ont mis leur expansion sur pause.

Greg Ramier, chef de la direction, Pet Valu

Mondou, un concurrent bien enraciné

Le marché québécois des animaleries spécialisées reste toutefois disputé. Mondou, dont le réseau a franchi le cap des 100 succursales dans la province, y demeure un acteur solidement implanté. Pet Valu devra donc poursuivre sa croissance québécoise principalement par l’entremise de Chico, en concurrence directe avec un opérateur régional déjà bien connu de la clientèle.

À l’échelle canadienne, Pet Valu affirme continuer de gagner des parts de marché, estimant détenir environ 18 % du marché national des animaleries, environ trois points de pourcentage devant son plus proche concurrent, dans un contexte où le commerce spécialisé représenterait à peu près la moitié du marché canadien des produits pour animaux, l’autre moitié étant desservie par les circuits de masse.

Un marché du détail spécialisé qui continue de gagner du terrain

La croissance du réseau se poursuit malgré des ventes comparables relativement faibles : elles ont reculé de 0,2 % au deuxième trimestre, une hausse du panier moyen de 1,2 % étant plus que compensée par un recul de l’achalandage de 1,4 %, dans un contexte où les consommateurs regroupent leurs déplacements en raison de la hausse des coûts de carburant. La direction affirme néanmoins que les perspectives 2026 de l’entreprise ne reposent pas sur une amélioration marquée du contexte de consommation, ce qui laisse le développement de nouveaux magasins comme principal moteur de croissance pendant que les ventes comparables demeurent près de l’équilibre.

Le réseau physique soutient par ailleurs la croissance numérique de Pet Valu : les services de cueillette en magasin, de livraison et l’abonnement AutoShip continuent de croître plus rapidement que le commerce en ligne du secteur dans son ensemble, selon la direction, qui lie directement la portée de son réseau numérique à celle de son réseau physique.

Ce que ça signifie pour de futurs candidats franchisés au Québec

Avec 877 magasins pour un potentiel canadien évalué à plus de 1 200, Pet Valu prévoit encore plusieurs années d’expansion, au rythme d’environ 40 nouveaux magasins nets par année selon les prévisions des analystes. Pour un candidat franchisé québécois intéressé par le secteur animalier, l’annonce confirme trois éléments concrets : la province fait partie des priorités affichées par la direction, la bannière Chico continue de transférer des magasins corporatifs vers des franchisés, une voie d’entrée dans le réseau avec une clientèle déjà établie, et le modèle reste résolument orienté vers le franchisage, avec 71 % du réseau déjà exploité par des partenaires. Le principal défi demeurera la concurrence directe de Mondou dans plusieurs marchés québécois déjà bien desservis.

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