Restaurant Brands International a dévoilé début août des résultats trimestriels en forte hausse, et son plus important actif canadien, Tim Hortons, poursuit sa lancée au Québec : la bannière y compte désormais environ 570 restaurants et s’apprête à investir dans 65 chantiers cette année seulement, entre nouvelles constructions et rénovations.
Un bénéfice presque triplé, porté par Burger King
Pour le trimestre clos le 30 juin 2026, Restaurant Brands International (RBI), maison mère de Tim Hortons, Burger King, Popeyes et Firehouse Subs, affiche des revenus de 2,5 milliards de dollars US, en hausse d’environ 4,5 %, et un bénéfice attribuable aux actionnaires de 507 millions de dollars US, contre 189 millions un an plus tôt. Le résultat par action grimpe à 1,45 $ US, contre 0,57 $ US l’an dernier, et le bénéfice ajusté par action dépasse les attentes des analystes à 1,07 $ US.
La locomotive du trimestre, c’est Burger King : ses ventes comparables américaines bondissent de 8,5 %, et l’ensemble du groupe affiche une croissance consolidée de 3,8 %. Tim Hortons, la bannière la plus présente au Québec, contribue plus modestement à cette performance ce trimestre-ci, mais reste rentable et continue d’investir dans son réseau.
~570 restaurants
C’est le nombre approximatif de restaurants Tim Hortons actuellement en activité au Québec, ce qui en fait l’un des réseaux de restauration les plus denses de la province, juste derrière l’Ontario à l’échelle canadienne. (Estimation basée sur environ 16 % du réseau national de 3 570 restaurants, selon les relevés de succursales les plus récents.)
400 millions $ pour moderniser le réseau canadien, le Québec en tête de liste
Le développement se poursuit à un rythme soutenu. Tim Hortons prévoit ouvrir environ 80 nouveaux restaurants au Canada en 2026, contre plus de 50 l’an dernier, et rénover près de 400 établissements existants, dans le cadre d’un programme d’investissement de 400 millions de dollars partagé entre les franchisés (environ 270 millions) et le franchiseur (environ 130 millions). Au total, 340 propriétaires-exploitants canadiens participent à l’initiative, dont 60 qui construisent de nouveaux établissements.
Le Québec figure parmi les marchés les plus actifs du programme, avec 65 chantiers au total : 14 nouvelles constructions et 51 rénovations complètes. Les nouvelles adresses sont réparties aux quatre coins de la province, notamment à Beauharnois, Châteauguay, Contrecœur, Gatineau, LaSalle, Lavaltrie, Montréal, Québec, Saint-Georges et Sainte-Brigitte-de-Laval.
Les restaurants rénovés miseront sur un décor plus chaleureux, un meilleur éclairage, des présentoirs de pâtisseries mis en valeur et des zones de commande numérique et de cueillette mobile mieux intégrées. Le franchiseur met aussi de l’avant l’ancrage canadien de la marque : main-d’œuvre et matériaux locaux pour les chantiers, dans une volonté affichée de réinvestir dans les communautés où la bannière est implantée.
La marque Tim Hortons a été fondée au Canada par des Canadiens, et nous sommes fiers de continuer à investir au Canada pour offrir l’expérience de beaux restaurants modernes à nos invités.
Axel Schwan, président, Tim Hortons
Pour un candidat franchisé de la province, le signal est clair : le franchiseur remet de l’argent sur la table pour moderniser un réseau déjà bien implanté, avec des délais de récupération annoncés en deçà de trois ans pour les franchisés impliqués dans les nouvelles constructions.
Boissons froides, fidélité Canadian Tire et retour du Dunkin’ : la contre-attaque
Pour élargir ses occasions de consommation en après-midi, Tim Hortons a lancé le matcha à l’échelle nationale cet été, une plateforme destinée à une clientèle qui ne visite pas nécessairement la bannière pour son café chaud du matin. De nouveaux équipements de type fontaine sont aussi installés dans l’ensemble du réseau canadien pour soutenir une offre élargie de boissons froides, dont les Soda Swirls, l’entrée de l’enseigne dans la catégorie des « dirty sodas ».
Autre levier attendu au second semestre : un partenariat de fidélité avec Canadian Tire, qui permettra aux détenteurs de points Tims Rewards et Triangle Rewards de lier leurs comptes et d’accumuler des récompenses sur les deux programmes à la fois pour un même achat chez Tim Hortons.
Ce déploiement survient alors que Dunkin’ prépare son retour au Canada par une entente de master-franchise avec le franchiseur montréalais Foodtastic. La direction de RBI se montre peu inquiète face à ce retour : le président exécutif du conseil, Patrick Doyle, met de l’avant l’échelle du réseau, la force de ses franchisés et sa position prix pour minimiser l’impact d’une concurrence renouvelée à court terme.
Bon à savoir
Au Québec, aucune loi ne vise spécifiquement la franchise. Les rapports entre franchiseur et franchisé relèvent du Code civil du Québec, notamment de l’obligation de bonne foi, le cadre juridique habituel pour ce type de différend commercial.
Ce que les franchisés québécois doivent retenir
Le trimestre confirme un réseau québécois en expansion : un parc d’environ 570 restaurants, 65 chantiers en cours cette année, et un programme d’investissement de 400 millions de dollars qui priorise la modernisation de l’expérience client. La croissance des ventes comparables ralentit temporairement, mais demeure positive, et la direction de RBI se dit confiante de voir la tendance s’améliorer avec le retour de produits populaires et l’arrivée de nouvelles occasions de consommation. Le différend judiciaire en cours touche une fraction limitée du réseau et suit le processus judiciaire normal, sans remettre en question la trajectoire de croissance de la bannière dans la province.
Sources :
