Le réseau montréalais de dépanneurs santé KaleMart24 accélère son plan de croissance. La bannière, fondée par Ossama Saoudi et positionnée comme une alternative « santé » au dépanneur traditionnel, exploite aujourd’hui neuf magasins et a déjà sécurisé 17 emplacements supplémentaires : huit sont en construction, avec des ouvertures attendues d’ici l’automne 2026, et cinq franchisés sont toujours à la recherche d’un site.

L’objectif affiché est d’atteindre au moins 22 dépanneurs franchisés au Québec et en Ontario d’ici le premier trimestre de 2027, puis de dépasser la barre des 100 établissements avant la fin de cette même année. La toute première adresse torontoise du réseau, au 601, rue Yonge, devait ouvrir ses portes à la fin du mois de septembre 2026. L’entreprise évoque également un recrutement de franchisés à venir en Alberta et en Colombie-Britannique, deux marchés où elle n’est pas encore implantée.

Le concept mise sur des surfaces de 1 000 à 1 500 pieds carrés, atteignant parfois 2 000 pieds carrés, privilégiant les secteurs urbains denses à fort achalandage piétonnier, bien que l’entreprise explore aussi les stations-service et les centres commerciaux de quartier. Les repas prêts-à-manger, les smoothies, les bols açaï, les collations et les produits emballés représenteraient environ 70 % des ventes, une proportion nettement supérieure à celle d’un dépanneur classique, ce qui distingue KaleMart24 de la concurrence et en fait une « destination » plutôt qu’un simple arrêt rapide.

L’entreprise décrit sa stratégie de croissance comme un modèle hybride : un noyau de magasins corporatifs sert à « ancrer les opérations et l’innovation », pendant qu’un réseau de franchisés multiplie les adresses sur le terrain. Un communiqué récent de l’entreprise fait état d’un réseau de 19 magasins au total, 17 confiés à des partenaires franchisés et 2 exploités directement, dont sept déjà en activité et six en construction. Cette structure permet à KaleMart24 de tester et d’ajuster son offre dans ses propres établissements avant de la déployer chez les franchisés, tout en misant sur une clientèle plus jeune et soucieuse de sa santé, à contre-courant de l’image de la malbouffe associée au dépanneur traditionnel.

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