D’ici la fin de l’été, le Quartier D’Astous de Rimouski accueillera un nouveau Poulet Rouge. Le local, laissé vacant par Chocolats Favoris, est entre les mains de quatre entrepreneurs de la région qui en feront le premier restaurant de l’enseigne dans le Bas-Saint-Laurent, et le point de départ d’un territoire multi-unités qui pourrait s’étendre jusqu’à Rivière-du-Loup, Matane et Mont-Joli.
Un projet mûri depuis deux ans
Derrière ce restaurant se trouvent Nicolas Beaulieu, Jordan Pelletier Thibault, Dominique Gagné et Félix Duguay, quatre hommes d’affaires de Rimouski qui en deviendront copropriétaires. Pour Nicolas Beaulieu, également propriétaire du Centre multisports (CMS) de Rimouski, le dossier n’est pas improvisé : les discussions avec la maison mère de Poulet Rouge duraient depuis deux ans avant que l’enseigne ne juge le marché rimouskois prêt.
C’est un projet sur lequel je travaille depuis deux ans avec la maison mère de Poulet Rouge. Quand ils ont été prêts à ouvrir à Rimouski, ils ont communiqué avec moi et le processus s’est enclenché. Nous sommes quatre amis entrepreneurs passionnés, dont un qui sera opérateur.
Nicolas Beaulieu, copropriétaire du futur Poulet Rouge de Rimouski
L’un des quatre associés agira comme opérateur sur place ; il suit d’ailleurs une formation à l’Académie Poulet Rouge, à Montréal, depuis août dernier, une étape qui illustre l’encadrement structuré que l’enseigne impose à ses nouveaux franchisés avant l’ouverture des portes.
Bail signé, chantier lancé le 1er juillet
Le groupe a déjà franchi les étapes administratives déterminantes : le bail du local du Quartier D’Astous est signé, les droits de franchise sont payés, et les quatre associés ont assisté à la convention des propriétaires de l’enseigne l’hiver dernier. Les travaux d’aménagement, confiés à l’entrepreneur local Technipro BSL, devaient démarrer le 1er juillet, en vue d’une ouverture visée pour la rentrée scolaire de la fin de l’été.
Le bail est déjà signé à cet endroit et les frais de franchise sont payés. C’est confirmé à 100 % que nous serons les propriétaires. Nous travaillons avec des gens locaux.
Nicolas Beaulieu
Une franchise multi-unités pour tout le Bas-Saint-Laurent
Au-delà du restaurant de Rimouski, l’entente signée par les quatre entrepreneurs leur donne préséance sur le développement futur de la bannière dans l’ensemble de la région. Si Poulet Rouge choisit d’ouvrir de nouvelles adresses à Rivière-du-Loup, à Matane ou à Mont-Joli, ce sont eux qui seraient aux commandes.
Si tout va bien, le territoire est à nous quatre. S’il y a de la croissance et du développement à Rivière-du-Loup, Matane et Mont-Joli, par exemple, nous serons les premiers là-dessus.
Nicolas Beaulieu
Ce type d’entente, où un même groupe de franchisés développe un territoire régional complet plutôt qu’un seul point de vente, correspond à la stratégie que Poulet Rouge privilégie de plus en plus pour accélérer son expansion hors des grands centres.
Une enseigne qui vise 300 restaurants d’ici 2027
Fondé à Joliette en 2012 avec un premier restaurant aux Galeries Joliette, Poulet Rouge a bâti sa réputation autour de bols de poulet grillé personnalisables, d’inspiration méditerranéenne. Le réseau compte aujourd’hui plus de 100 restaurants répartis dans plusieurs provinces canadiennes et vise le cap des 300 établissements d’ici 2027, un objectif qui passe notamment par une présence accrue dans les régions, où la concurrence des grandes chaînes de restauration rapide est moins dense que dans les grands centres.
Il y a beaucoup d’intérêt et les gens en parlent en bien […] Les fondateurs de Poulet Rouge sont super contents de notre groupe et ils voient beaucoup de positif pour l’avenir à Rimouski.
Nicolas Beaulieu
Ce qu’il faut retenir
L’arrivée de Poulet Rouge à Rimouski illustre une mécanique bien rodée chez les réseaux de restauration rapide en croissance : cibler des franchisés déjà enracinés dans leur communauté et leur confier un territoire complet plutôt qu’une seule adresse. Pour la région du Bas-Saint-Laurent, l’ouverture prévue d’ici la fin de l’été pourrait n’être qu’un premier jalon si la demande confirme les attentes de l’enseigne et de ses nouveaux franchisés.
Sources :
