L’échec entrepreneurial existe-t-il?

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L’échec entrepreneurial existe-t-il?

« En affaires, on ne perd jamais; on gagne ou on apprend » : c’est ce que répète à qui veut bien l’entendre la « SmallBizLady » Melinda Emerson. Trois entrepreneurs d’ici nous expliquent comment cette phrase s’articule avec leur propre rapport à l’échec et à l’apprentissage en affaires.

Des initiatives comme la série de conférences sur l’échec Failcamp et le récent livre d’Arnaud Granata Le pouvoir de l’échec en témoignent: notre rapport à l’échec n’est plus ce qu’il était. Les revers sont de plus en plus vus comme faisant partie du parcours normal d’un entrepreneur et comme autant d’occasions de perfectionner ses façons de faire. Une vision de l’échec que les Américains, dont la spécialiste des petites entreprises Melinda Emerson, ont d’ailleurs été plus rapides que les Québécois à adopter.

Julien Brault, fondateur de la start-up d’investissement Hardbacon, Olivier Lambert, formateur en marketing web et fondateur de la communauté pour entrepreneurs La tranchée, et Benjamin Jébrak, cofondateur et PDG de l’entreprise de drones Elipto, nous parlent de la place de l’échec dans leur jeune entreprise et de son rôle quant aux apprentissages nécessaires à son développement.

Risquer continuellement pour apprendre

« C’est une vérité sans conteste et quotidienne pour la plupart des start-up », affirme Julien Brault au sujet de l’aphorisme de Melinda Emerson. « Actuellement, nous avons très peu de revenus, donc rien à perdre. Nous prenons sans arrêt des risques pour apprendre. On peut prendre trois jours pour essayer quelque chose. Même si ça rate, on apprend beaucoup », explique-t-il.

Ainsi, alors que son comparateur en ligne mettait au départ l’accent sur les courtiers à escomptes, qui ont sa préférence, il s’est aperçu que sa clientèle cible s’intéresse davantage aux robots conseillers. « Nous avons toujours intégré les deux aux comparateurs, mais maintenant, par défaut, ce sont les robots qui sont comparés », dit-il.

Ses premières expériences de recrutement lui ont quant à elles appris que les offres d’emploi détaillées effarouchaient les candidats, qui ne se bousculaient pas au portillon d’une aussi jeune entreprise… Sa nouvelle approche: « Dresser une liste moins longue et miser sur des gens qui peuvent s’adapter, qui sauront apprendre sur le tas. »

« Nous faisons des centaines de micro-apprentissages », résume-t-il tout en entrevoyant que les échecs comme les apprentissages seront plus costauds d’ici quelques mois. Le fondateur de Hardbacon ne se laisse cependant pas intimider: « Le véritable échec serait de se rendre compte que nous faisons du surplace. »

Accepter l’échec improductif

Benjamin Jébrak estime pour sa part que le lien que Melinda Emerson tisse entre revers et apprentissage est simpliste. « C’est la vision de l’échec qui prévalait au début des années 2000 », dit-il. Une étape nécessaire pour mettre fin au tabou de l’échec qui prévalait jusque dans les années 1990, certes, mais une vision qui n’est plus en phase avec la tendance actuelle, dans laquelle le fondateur et PDG d’Elipto affirme s’inscrire: « De plus en plus, on nomme l’échec et on l’accepte comme tel. »

Et l’homme d’affaires en connaît un rayon en la matière: « Dans le domaine du développement du drone, nous vivons des échecs au quotidien. Nous sommes en train de créer un marché qui n’existait pas il y a deux ou trois ans. Et toute création vient avec son lot d’échecs. 50 % des choses que nous essayons ne marchent pas, et c’est normal. »

Le PDG d’Elipto admet par exemple avoir établi au départ des tarifs trop élevés pour ses services. « Nous sommes encore en questionnement à cet égard, parce que le marché n’a pas atteint sa maturité », ajoute-t-il.

Sans nier leur potentiel formateur, Benjamin Jébrak croit que les échecs font partie d’un cheminement plus complexe que le suggèrent les propos de la « SmallBizLady ».

« Les apprentissages ne sont pas systématiques: ce n’est pas parce qu’un enfant de deux ans met la main sur un rond de poêle chaud qu’il ne se brûlera plus jamais… Et puis, on ne tire pas toujours les bonnes leçons de l’échec, souligne-t-il. Chaque échec fait partie d’un cheminement, mais il ne débouche pas automatiquement sur un apprentissage. Il fait partie de la vie, tout simplement. »

Documenter pour mieux analyser

Pour éviter de buter à répétition contre les mêmes obstacles, il faut réaliser un suivi rigoureux de ses essais et de ses erreurs, avance quant à lui Olivier Lambert. « Les gens ne documentent pas assez leurs processus, déplore-t-il. Ils oublient ce qu’ils ont testé, par exemple les différentes approches de marketing. » Conséquence: ils répètent leurs erreurs, ou n’en tirent pas toutes les leçons qui s’imposent.

Grand adepte de l’approche lean startup, élaborée par l’entrepreneur américain Eric Ries, Olivier Lambert voit le développement d’une entreprise comme une série d’hypothèses à tester auprès de la clientèle cible.

« Je teste par hypothèse tout ce que je fais, explique-t-il. Avant de faire quoi que ce soit, je veux m’assurer que ce sera rentable. Par exemple, j’offre mes formations en prévente. Si je n’atteins pas le taux de conversion minimal pour que ce soit rentable, je m’engage à rembourser tout le monde. Mais ce n’est pas encore arrivé! »

Le formateur en marketing web admet cependant avoir mis en place des entonnoirs de vente qui n’ont pas été rentables… Sans vouloir entrer dans les détails, il assure avoir appris de chaque hypothèse invalidée.

Édité le 22 mars 2017 par

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Qu’attendent de vous vos clients en matière de développement durable?

Selon vous, quel est le top 5 des franchises responsables? Pourquoi font-elles cet investissement? Quelles sont les attentes de vos clients portant sur le développement durable (DD)? En tant que franchiseur ou franchisé, notre mission première est de satisfaire notre client donc de répondre à ses attentes. Une bannière qui boude la vague d’intérêt croissante des consommateurs envers le DD prend un pari risqué. De plus, ce virage peut vous permettre de réduire significativement vos coûts de fonctionnement.

                                                            


Des exemples inspirants!

  • Les 4 piliers de la responsabilité sociale chez Première Moisson sont les produits, la communauté, l’environnement et les employés. Une des franchises de Montréal a réalisé un projet d’innovation et d’efficacité énergétique qui lui a permis, entre autres, des économies d’énergie de l’ordre de 70 % annuellement. (1)
  • Starbucks participe à une journée à Montréal consacrée aux jeunes afin de les aider sur le marché de travail. Lors de cette journée, chaque employé est aussi invité à s’engager dans une activité de bénévolat pour sa communauté (2). Il n’y a pas d’économie directe de cette action, mais quand on sait que les Québécois de 18-24 ans occupent désormais la première place «des groupes d’âge les plus responsables», cet investissement peut être rentable à plus long terme. (3))


Et les attentes de vos clients?

  • Selon l’Observatoire de la consommation responsable, les consommateurs affirment être à la recherche de produits ayant un impact moindre sur l’environnement de par leur composition ou leur mode de fabrication (…) La part des consommateurs les plus responsables au Québec augmente 21,4 % ont un Indice de consommation responsable supérieur à 80 sur 100 (4).
  • Les Québécois consomment de manière écoresponsable avant tout pour les bénéfices environnementaux, les bénéfices santé et les bénéfices sociétaux qui sont liés à ces produits et services. (5)


Les bénéfices pour vous?

1. De plus en plus de concurrences obligent les réseaux à user de stratégies pour réduire les coûts. Pour contrebalancer les augmentations du coût des denrées et des baux commerciaux, des économies transposées à la grandeur d’un réseau peuvent avoir un impact majeur sur la profitabilité d’un réseau. Des exemples concrets : réduire sa consommation d’énergie, d’eau et sa production de déchets permet de faire des gains récurrents.

2. Les taux de roulement sont assez élevés dans la plupart des réseaux. Il est très difficile d’attirer une main-d’œuvre qualifiée. Les nouvelles générations veulent de plus en plus travailler dans une entreprise qui partage ses valeurs.

3. Les franchiseurs qui ont de bonnes pratiques ont à cœur la rentabilité de tous les acteurs du réseau. De meilleurs résultats financiers facilitent aussi le recrutement de nouveaux franchisés. La rentabilité permet au réseau d’avoir une pérennité et de continuer à offrir des emplois.


Est-ce que c’est aussi applicable pour votre bannière? Qui du franchiseur ou du franchisé doit prendre l’engagement? Dans notre article «La force d’une bannière», nous avons vu que franchiseurs et franchisés devaient partager les mêmes valeurs. Le franchiseur doit aussi s’assurer de mettre sur pied une culture de réseau forte, de bons processus, des recettes de qualité puis de tout documenter afin d’assurer un transfert du savoir efficace et efficient. Pour sa part, le franchisé doit être autonome et veiller lui-même à la santé financière de son entreprise. Alors, comment intégrer le DD?

Contrairement au siège social d’une entreprise qui peut émettre des lignes directrices à respecter qu’une division suivra en projet pilote et qui sera ensuite adapté à l’ensemble de la compagnie, il en va autrement pour les réseaux de franchises. Afin que vos projets d’améliorations organisationnelles durables soient un succès, il importe de :

1. Vous assurez de l’engagement des franchisés. Autrement, vos efforts risquent de faire partie de la statistique disant que 70 % des projets implantés ne sont pas un succès. Pour ce faire, une bonne stratégie d’implantation de changements, adaptée à la franchise, doit accompagner le ou les projets DD.

2. Y aller par une approche d’un pas à la fois. Il ne sert à rien de vouloir implanter des projets d’une trop forte ampleur en même temps. Un petit projet réalisable dans un court délai peut par exemple être implanté dans 1 ou 2 points de service. Dès les économies confirmées, on peut ensuite l’implanter au sein du réseau avant d’attaquer un 2e projet et ainsi de suite. Rien ne vaut un projet à succès pour générer la volonté de devenir plus «responsable».

3. S’assurer qu’une fois le projet implanté, les processus opérationnels soient également adaptés et les employés des franchisés conscientisés. Voici des exemples réels qui, s’ils surviennent, réduisent non seulement les économies, mais également impactent négativement l’image. 

a)Pour le client sensibilisé qui prend la peine d’apporter sa tasse réutilisable, ce sera décevant de se faire  proposer un verre vide afin de participer à un concours ou d’accumuler des points.     

b)De la même façon, le suremballage ou l’utilisation de deux fois plus de produits nettoyants parce qu’ils sont verts fera ombrage à votre démarche.                                                                                                                                                               

c)En tant que client ou employé, laquelle des images ci-dessous est la plus proche de vos valeurs?

                                                       


Il est cependant primordial de souligner l’importance de la communication et de la sensibilisation afin de s’assurer d’une cohérence à travers les différents intervenants. Par exemple : même si le franchiseur publicise ses engagements DD pour l’ensemble de ses restaurants, si ce n’est pas bien compris de chaque employé, l’expérience client en souffrira.

Que vous soyez dans l’alimentation, le commerce de détail ou la santé, un engagement clair envers le développement durable dans le cadre d’une planification stratégique peut être une valeur ajoutée. L’équipe de Totem peut vous aider à cibler quels sont les projets pertinents à réaliser en priorité, et vous soutenir dans l’implantation ce ceux-ci jusqu’à la réalisation d’économies.

 

Marie-Josée Roy, experte en gestion stratégique, performance et durabilité chez Totem Performance organisationnelle

et

Sylvie Grégoire, présidente de Totem Performance organisationnelle et FlagFranchise

 

Références :

(1) Responsabilité d’entreprise — Première Moisson : https://premieremoisson.com/fr/responsabilite-entreprise

(2) Rapport de responsabilité sociale Starbuck 2013 https://www.starbucks.com/assets/cfc969eee4074207b46c4ee0e184f9ac.pdf, Starbuck Responsabiltité https://fr.starbucks.ca/responsibility                                                                                                                        

(3) Les milléniaux prennent la relève : https://www.protegez-vous.ca/Nouvelles/Affaires-et-societe/La-consommation-responsable-est-elle-encore-a-la-mode

(4) http://consommationresponsable.ca/wp-content/uploads/2016/11/Barom%C3%A8tre-2016-final.pdf

(5) http://consommationresponsable.ca/wp-content/uploads/2013/11/OCR-La-valorisation-par-les-Qu%C3%A9b%C3%A9cois-de-l%C2%B9engagement-responsable-des-d%C3%A9taillants.pdf

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Immigrer au Québec par la voie de la franchise

C'est le printemps, des idées fourmillent dans ma tête à vouloir laisser tout derrière moi et immigrer dans une nouvelle terre d'accueil. Mais où et surtout, comment?

Contempler le continent australien, la Nouvelle-Zélande, l'Amérique latine ou l'Amérique représente un nouveau paysage! Est-ce suffisant pour en bâtir une nouvelle vie? Qu'arrive-t-il aux langues, aux différentes cultures pour ne nommer que quelques-uns des éléments que cela représente. Je me dis alors, pourquoi pas le Québec, là où les colons français s'installèrent, il y a plus de quatre cent ans. N'est-ce pas ce peuple qui tout en étant en Amérique possède une culture qui ressemble à la mienne? Voilà une question qui me trotte dans la tête?

J'en parle à mon épouse qui semble ouverte à une telle idée. Mais par ou commencer et où s'adresser? Nous commençons par des recherches préliminaires en consultant le site du Ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion du Québec. Il y a tellement à lire que nous décidons qu'avant d'effectuer des démarches administratives, il y aurait lieu  d'effectuer un voyage exploratoire afin de connaître un peu plus cette ancienne colonie française.

Nous poussons nos réflexions et nous nous entendons qu'outre le voyage exploratoire, nous devrions examiner notre profil personnel, nos aptitudes, nos critères de travail, nos compétences professionnelles, le type d'entreprise ou de secteur d'activité (le détail, les services, la construction, la manufacturation, la distribution, le transport, etc.), l'investissement minimal, le patrimoine. Nous décidons de contempler le secteur qui présente le moins de risque : celui de la franchise.

Nos idées abondent, nous décidons d'acheter des magazines et des livres spécialisés dans le domaine de la franchise et consultons tous les articles sur le web, sans oublier de visiter le salon Expo Paris qui offre des présentations sur ce domaine si fascinant.

Nous commençons par élaborer les grands points que nous devrions connaître : Qu'est-ce qu'une franchise, les points essentiels de la franchise ; le jargon de cette industrie, les étapes de la franchise, le domaine qui nous intéresse. Sommairement, nous décrivons ci-dessous nos observations :

I) Qu'est-ce que la franchise?

La franchise est véritablement une stratégie d'entreprise qui permet de développer un réseau d'établissements en secteurs tant commerciaux qu'industriels, tout en s'appuyant sur divers leviers de marketing, d'aspects financiers, d'aspects opérationnels, et de ressources humaines, qui doivent être innovateurs. Ceci s'opère par le transfert d'un savoir-faire qui est lui-même original, distinctif, reproductible, protégeable, performant, tout à la fois transférable et durable, ce qui assure l’expansion autant que la pérennité. La franchise fait également appel à des entrepreneurs indépendants qui désirent se regrouper sous une ou plusieurs enseignes communes, par une démarche de marketing cohérente et complète, visant un sain partage des bénéfices. Ce partage de bénéfices comporte une formule de rémunération réciproque pour les services rendus ou obligations remplies, tout ceci dans une formule que le franchiseur doit contrôler et améliorer constamment. C’est ce que les parties s'attendent toucher dans un écrit commercial régissant adéquatement et exhaustivement leur relation commerciale. Il s’agit du contrat de franchise.

II) Le contrat de franchise

Le terme du contrat de franchise est normalement entre 3 et vingt ans, selon l'accord et le contrat de location. En échange du droit d'exercer ses activités sous la marque et le système du franchiseur, le franchisé paie généralement le franchiseur un droit initial de franchise (entre 10 000 $ et 100 000 $), et une redevance (royalty) continue qui prendra la forme d'un montant fixe ou d'un pourcentage variable basée sur les ventes brutes (variant entre 3 et 8 pour cent des ventes brutes). De plus, le franchisé doit verser une contribution au fonds de publicité régional et/ou national qui peut varier elle aussi (entre 1 pour cent et 4 pour cent des ventes brutes), de sorte que le franchiseur peut faire connaître la marque dans les différents médias faisant bénéficier son réseau de franchise.

III)   Quels sont les services du franchiseur

Les services du franchiseur peuvent se diviser en deux parties : soit les services initiaux et les services continus.

a) Les principaux services initiaux couvrent, notamment :

  • La garantie offerte par le franchiseur au franchisé de la jouissance de signes de ralliement de la clientèle mis à sa disposition;
  • La garantie offerte par le franchiseur au franchisé de la jouissance d'un savoir-faire qu'il entretient et développe couvrant notamment :
  • l’évaluation de l’emplacement ;
  • la négociation du bail* ;
  • la supervision des travaux de construction ;
  • l'aménagement des locaux ;
  • le marchandisage ;
  • la formation initiale ;
  • la transmission du savoir-faire ;
  • le soutien à l’ouverture.
  • La garantie offerte par le franchiseur au franchisé de la jouissance du pouvoir d'achat du groupe couvrant notamment :
  • les produits actuels ;
  • les sources d'approvisionnement.
  1. b) Les principaux services continuent couvrent, notamment :
  • l'aspect marketing ;
  • la recherche et le développement de nouveaux produits et services ;
  • la recherche continue de sources d'approvisionnement qui rentabilisent les marges bénéficiaires du réseau ;
  • le contrôle des produits et services ;
  • la comptabilité et la gestion financière ;
  • la gestion des ressources humaines ;
  • la technologie de l’information ;
  • les systèmes de gestion ;
  • les cours de formation continue.
  1. IV) Les renseignements incontournables
  • Analyser les opportunités du marché ;
  • Vérifier si le système est éprouvé ;
  • Examiner les facteurs de réussite du réseau ;
  • Examiner les coûts réels de la franchise ;
  • S'informer sur l'exclusivité territoriale ;
  • Se renseigner auprès des autres franchisés ;
  • Demandez conseil à des franchisés existants ;
  • Se renseigner sur la relation franchiseur-franchisé ;
  • Se renseigner sur les sources d'approvisionnement ;
  • Examiner la rentabilité potentielle ;
  • Rechercher des partage des connaissances entre franchisés ;
  • Considérer si la formation est structurée et éprouvée.
  1. V) La démarche schématique du processus de franchise

 

  1. VI) La démarche d'immigration en franchise

 

  • Il faut faire la distinction entre la sélection et l’admission des gens d’affaires
  • L'immigration est une compétence partagée entre le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada. Pour immigrer au Québec, un candidat et sa famille doivent obligatoirement répondre aux exigences liées à la sélection ET aux exigences liées à l’admission.
  • La sélection
  • Le Québec est responsable de la sélection des immigrants d'affaires souhaitant s’installer sur son territoire.
  • L’admission
  • Le Canada est responsable de l’admission des immigrants d’affaires sur son territoire.
  • Comprendre le processus de sélection
  • Consulter les règles et procédures d’immigration est de mise. Il est important de prendre connaissance de l’information relative aux périodes de réception des demandes de Certificat de sélection du Québec.

 

Il s'agit d'évaluer ses chances d’être sélectionné par le Québec. Cette évaluation préliminaire peut se faire en ligne. Elle sera suivie d'une demande officielle d'immigration qui est obligatoire pour être sélectionnée par la province. Le parcours d’un immigrant d’affaires s'effectue comme suit :

 

  1. S'informer sur le Québec et le milieu des affaires - S'instruire sur le Québec et son économie diversifiée, moderne et dynamique. Il sera utile de connaître les domaines d’activité les plus prometteurs, les coûts d’exploitation concurrentiels, la fiscalité des entreprises, la main-d’œuvre de qualité et le milieu des affaires ouvert et stimulant. http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/gens-affaires/informer-quebec/index.html
  2. Faire un voyage de prospection au Québec - Il est préférable de consacrer une année ou deux à bien préparer son projet d'immigration. http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/gens-affaires/voyage-prospection.html
  3. Élaborer un projet d'affaires - Plusieurs ressources sont disponibles pour aider à élaborer, évaluer et transcrire sur papier le projet d’affaires. http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/gens-affaires/projet-affaires.html.
  4. Se lancer en affaires ou acquérir une entreprise - Une série de formalités pour constituer et démarrer son entreprise au Québec. http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/gens-affaires/lancer-affaires/index.html.
  5. Faire une demande d'immigration d'affaires - Projeter d’immigrer au Québec et vouloir déposer une demande officielle d’immigrationhttp://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/gens-affaires/demande-immigration/index.html
  6. Préparer sa vie au Québec - Profitez du délai pour l’obtention du visa de résidence permanente pour bien se préparer. Se renseigner sur des sujets tels la recherche d’un logement, le marché du travail québécois et la recherche d’emploi, les conditions d’admission aux ordres professionnels, etc. http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/gens-affaires/vie-quebec/index.html
  7. S'installer et faciliter l'intégration de sa famille - Prendre connaissance des premières démarches à accomplir dès son arrivée et des services offerts par le gouvernement et ses organismes partenaires pour faciliter son intégration. http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/gens-affaires/integration-famille/index.html

 

Enfin, comme tout autre investissement, il faut garder en tête que l'acquisition d'une franchise implique un degré élevé de risque. Certaines franchises fonctionnent très bien pour le franchisé, d'autres ne le sont pas. Il faut garder en tête trois éléments essentiels :

 

  • la valeur d'une marque : est-elle assez reconnaissable sur le marché ;
  • le savoir-faire : le franchiseur est-il en mesure d'enseigner ce savoir-faire au franchisé ; et
  • l'approvisionnement : y-a-t-il un pouvoir d'achat assurant une rentabilité de l'établissement franchisé.

 

Voilà un cheminement comme un autre qu'il faut connaitre pour considérer la franchise comme un pipe line pour atteindre son but! Immigrer au Québec en toute quiétude.

 

  1. Georges Sayegh, D.S.C., CMC, est expert-conseil en franchise et transfert de technologie et auteur de 17 livres sur les franchises et les commerces associés.

 

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