Votre clause de non-concurrence vous offre-t-elle une véritable protection?

Votre clause de non-concurrence vous offre-t-elle une véritable protection?

L’un de vos franchisés a décidé le mois dernier de ne pas renouveler sa convention de franchise et vous venez tout juste de vous apercevoir que, dans le même local, il exploite maintenant, sous sa propre bannière, une nouvelle entreprise très (mais vraiment très) similaire à celles de votre réseau, tirant avantage du fait que vous n’avez évidemment pas encore eu le temps d’implanter un nouvel établissement franchisé dans son marché.

Vous appelez votre avocat pour que celui-ci fasse valoir vos droits en vertu de la  clause de non-concurrence stipulée dans votre convention de franchise.

Vous ne voulez surtout pas créer avec cet ex-franchisé un précédent que d’autres franchisés pourraient voir éventuellement suivre.

Quelles sont vos véritables chances d’empêcher cet ex-franchisé de profiter de l’achalandage créé par sa franchise?

C’est malheureusement seulement lorsqu’une telle situation se produit qu’un franchiseur est en mesure de savoir si sa clause de non-concurrence lui procure une véritable protection ou… qu’une illusion de protection.

Dans environ la moitié des recours institués en raison d'une contravention à une clause de non-concurrence, les tribunaux en viennent à la conclusion que la clause est nulle parce qu’elle ne respecte pas les critères rigoureux applicables à de tels engagements.

Selon la jurisprudence, une clause de non-concurrence ne sera jugée valide que si « elle est limitée (en termes de durée, de territoire et d’activités assujetties) à ce qui est vraiment nécessaire pour protéger les intérêts légitimes de son bénéficiaire ». En outre, il faudra aussi qu’elle soit très claire et que la personne qui la contracte sache exactement, au moment où elle la signe, tous les tenants et aboutissants de son engagement (notamment, encore une fois, en termes de durée, de territoire et d’activités assujetties).

Placé devant une clause de non-concurrence, un tribunal ne peut la modifier. Il n’a aucun autre choix que (a) la déclarer valide et la mettre en exécution, ou (b) la déclarer non valide et inexécutoire.

Pour un franchiseur, une décision par un tribunal à l’effet que la clause de non-concurrence apparaissant à son contrat de franchise a des conséquences dramatiques puisqu’elle touche directement tous les autres contrats contenant la même disposition.

Comment savoir si votre clause de non-concurrence risque d’être déclarée invalide ou inexécutoire par un tribunal?

Il n’y a qu’un seul moyen : la faire examiner par un(e) avocat(e) expérimenté(e) dans ce type de clause et familier avec la jurisprudence en cette matière.

Voici certains indices qui devraient vous inciter fortement à faire réviser dès maintenant votre clause de non-concurrence :

  • Si sa durée excède de plus de 2 ans la date de fin du terme de la convention;
  • Si elle ne comporte aucune limite territoriale (même pendant la durée de la convention);
  • Si le territoire assujetti à l’engagement de non-concurrence est plus étendu que le marché réellement desservi par les points de vente en exploitation de votre réseau;
  • Si les activités assujetties à l’engagement de non-concurrence sont plus larges que les activités-clés (« core business ») des points de vente de votre réseau;
  • Si le libellé de la clause n’est pas très clair, s’il nécessite une preuve ou s’il est susceptible de plus d’une interprétation (par exemple, si votre clause comporte des mots tels que « concurrents », « compétiteurs », « semblables » ou « similaires »).

Dans tous les cas, vous devriez relire attentivement, et aussi faire relire par votre avocat(e)s en franchisage, votre clause de non-concurrence au moins à tous les deux (2) ans.

TROIS CONSEILS PRATIQUES :

  1. Votre convention devrait prévoir des conséquences sévères (par exemple, la résiliation du contrat et une forte pénalité) en cas de contravention. Le but de ces dispositions est de décourager votre franchisé de tenter de contrevenir à votre clause de non-concurrence, même s’il croit avoir des chances de la faire déclarer inexécutoire;
     
  2. Il est important que vous relisiez vous-mêmes régulièrement votre clause de non-concurrence. Un tel exercice est nécessaire pour vous assurer qu’elle reflète toujours bien les activités de vos points de vente et qu’elle couvre bien (mais sans plus) le marché desservi par votre réseau (ce que votre avocat(e)s en franchisage ne peut savoir);
     
  3. Il est préférable d’avoir une clause plus restreinte que large en termes de durée, de territoire et d’activités assujetties. Plus la clause sera restreinte et claire, plus vous aurez de chances qu’elle soit reconnue valide par un tribunal. En pratique, les contraventions à des engagements de non-concurrence se produisent presque toutes à l’établissement visé (ou très près de celui-ci) et dans les tous premiers mois suivant la fin de la durée de la convention.

Me Jean H. Gagnon

 

Autres nouvelles

  LE PLUS GRAND SPORTS EXPERTS OUVRE AU QUARTIER DIX30 Le nouveau Sports Experts-Atmosphère Quartier DIX30 renouvelle l’expérience de magasinage. Unique au Canada, ce concept d’avant-garde mise sur la …

Femmes en toute Franchise a tenu le 21 novembre dernier sa troisième activité au Énergie Cardio pour elle situé à Longueuil sur la thématique du …

HAMILTON (18 novembre 2019)— Driven Brands ™, le groupe de marques du marché de l’après-vente de l’automobile le plus important en Amérique du Nord, a …

À douze pas de nouveaux clients via le réseautage !

À douze pas de nouveaux clients via le réseautage !

Je suis toujours surprise de l’étendue de mon réseau d’affaires lorsque j’ai besoin d’un conseil, d’une référence, pour trouver un fournisseur ou pour accroître ma clientèle.  Mon conjoint s’empresse, toujours, de me rappeler qu’avec le nombre de sorties d’affaires, d’implications sociales et de bénévolat que j’ai fait depuis des années, lui ça ne l’étonne pas!

Il est dommage, qu’encore aujourd’hui, les entrepreneurs sous-estiment l’impact du réseautage.  Après les activités quotidiennes, les rendez-vous, les impondérables d’affaires, les actions de réseautage sont souvent reléguées aux bas de la liste des priorités.  Pourtant, elles amènent à l’entreprise des opportunités à différents niveaux :

  • Accroissement du chiffre d’affaires
  • Découverte de nouveaux fournisseurs
  • Nouveaux liens d’affaires pouvant nous aider dans notre développement d’entrepreneur
  • Visibilité et crédibilité pour l’entreprise

C’est maintenant le temps de mettre en lumière le réseautage pour le développement de votre entreprise.  Voici quelques conseils pratiques, issus de mon expérience, qui vous permettront d’optimiser le temps que vous avez à consacrer au réseautage :

  1. Prioriser les besoins de votre entreprise pour cibler les individus que vous aimeriez rencontrer (type de clientèle que vous recherchez, profil de fournisseur pour aider votre entreprise, contact pour développer de nouveaux marchés).
  2. Dresser la liste des différents organismes où il est possible de faire de nouveaux contacts en lien avec le ou les  territoire (s) que vous exploitez ou en fonction des habiletés que vous voulez développer  (Associations professionnelles, Conseil québécois de la franchise, Chambre de commerce, Réseau des femmes d’affaires du Québec, Groupement des chefs d’entreprise, , regroupement de référencement tel que le BNI par exemple). 
  3. Sortir leur calendrier et identifier les activités qui vont vous offrir un grand potentiel de rencontres ou un profil de personnes précis pour combler vos objectifs.
  4. Si vous voulez bénéficier du temps investi dans ce type de développement, il importe de rencontrer un nombre significatif de personnes et de vous faire voir pour alimenter votre réseau d’affaires.  Donc, un minimum de quatre sorties bien ciblées, par année, va permettre d’alimenter votre réseau. 
  5. Lors de certaine activité, il est permis d’offrir un cadeau de votre entreprise.  Cette initiative offre une belle visibilité pour cette dernière, fait connaître vos produits ou services.  Pour un effet  percutant, préparer une courte présentation de votre cadeau qui permet de faire rêver les invités.  Soyez créatif et diversifié dans vos cadeaux (certificat-cadeau, consultation gratuite, entrée à une conférence, article promotionnel).  Dernièrement, je suis allée dans une activité où un fournisseur de café a remis à toutes les convives un sac de café avec une identification sur le sac  que son entreprise était récipiendaire d’un prix prestigieux.  Je trouvais l’idée géniale pour la visibilité et la crédibilité de l’entreprise.
  6. Casser la glace en vous présentant à une activité de réseautage avec une personne que vous connaissez.  Vous pouvez même user d’une approche stratégique pour rencontrer des clients potentiels en dressant le profil de gens avec qui vous voulez nouer de nouveaux liens.  Cette personne pourra prioriser ces présentations des gens de son réseau d’affaires en fonction de votre stratégie de développement.
  7. Avant de partir pour une activité de réseautage, fixez-vous un objectif de carte d’affaires que vous voulez obtenir pour votre développement d’affaires.  Votre temps est précieux, il importe d’avoir des résultats satisfaisants. 
  8. N’hésitez pas à être la première personne à demander la  carte d’affaires de votre interlocuteur et de lui remettre la vôtre.  Dans ce type de rencontre, il n’est pas très efficace de seulement remettre votre carte d’affaires.  Dans la plus part des cas, c’est un coup d’épée dans l’eau.  Lorsque vous avez obtenu la carte d’affaires d’un individu, vous pouvez, par la suite, poser des actions concrètes afin de poursuivre le développement de la relation avec ce nouveau contact.   Important, avant de partir pour votre activité, assurez-vous que porte-carte d’affaires est bien garni et que vous l’avez avec vous.
  9. Apprenez à connaître les gens.  Posez-leur des questions sur leur entreprise, leurs nouveaux défis, leur développement…  Cette méthode facilitera, également, la discussion.
  10. Quand vous assistez à un événement d’affaires avec un ou des membres de votre équipe, assurez-vous de vous disperser à des tables différentes afin d’accroître votre potentiel de contact.
  11. En fonction de vos valeurs, vos intérêts et vos talents, impliquez-vous dans un comité d’un organisme de votre région.  Vous allez développer des liens personnalisés avec vos nouveaux contacts, vous pourrez observer leur éthique de travail et vous redonnerez au suivant en participant à l’essor de cet organisme.
  12.  A votre retour d’activité, nourrissez ces contacts en utilisant le réseau Linkedin.  Approchez vos nouveaux contacts en les incitant à joindre votre réseau d’affaires.  Pour vous démarquez, personnalisez votre demande avec un clin d’œil sur la discussion que vous avez eue ensemble lors de votre rencontre.  Si les échanges ont été intéressants, vous pourriez les inviter à prendre rendez-vous avec vous pour une rencontre afin de poursuivre votre exploration.

Solution express :

Pour le réseautage, il n’y a pas de recette miracle… il faut passer à l’ACTION!  À vos agendas, afin d’initier ce mode de développement de vos affaires.  Surtout ne sous-estimez pas l’effet du réseautage, le résultat ne peut être qu’exponentiel!  Au plaisir de vous croiser dans une activité de réseautage!

Claire Tremblay

Autres nouvelles

  LE PLUS GRAND SPORTS EXPERTS OUVRE AU QUARTIER DIX30 Le nouveau Sports Experts-Atmosphère Quartier DIX30 renouvelle l’expérience de magasinage. Unique au Canada, ce concept d’avant-garde mise sur la …

Femmes en toute Franchise a tenu le 21 novembre dernier sa troisième activité au Énergie Cardio pour elle situé à Longueuil sur la thématique du …

HAMILTON (18 novembre 2019)— Driven Brands ™, le groupe de marques du marché de l’après-vente de l’automobile le plus important en Amérique du Nord, a …

Déceler et prévenir la fraude dans une franchise !

Déceler et prévenir la fraude dans une franchise !

Dans le cadre de mon travail, je discute souvent avec des franchiseurs émergents et une question qui revient de façon récurrente est « Comment puis-je m’assurer de recevoir les redevances qui me sont dues? ».  Cette question peut être attaquée de deux points de vue : premièrement, comment s’assurer que le franchisé déclare les bons montants et, deuxièmement, comment s’assurer d’être payé à temps. Cet article ce concentre sur ce premier point.

Des franchisés cachotiers

Tous les franchiseurs espèrent que les franchisés qu’ils ont sélectionnés seront honnêtes. Toutefois, la nature humaine fait qu’il est prévisible que certains franchisés aient éventuellement un comportement malhonnête et les franchiseurs doivent prévoir le coup. La majorité des franchiseurs demandent des redevances sur les ventes et les franchisés malhonnêtes useront différentes tactiques pour déclarer un montant de ventes réduit. Évidemment, ces franchisés ne sont que des exceptions, mais les franchiseurs se doivent d’être prévoyants.

Tactique 1 : Simplement déclarer un faux montant

Lorsqu’aucun système logiciel centralisé n’est en place dans une franchise, les franchisés peuvent simplement déclarer de faux montants au franchiseur. Cette tactique peut facilement être contrée par un système qui déclare automatiquement les ventes au franchiseur plutôt qu’attendre les déclarations du franchisé.

 Tactique 2 : Transactions annulées

Lorsqu’un système logiciel est en place, les franchisés astucieux réalisent rapidement qu’ils n’auront pas à payer de royautés sur une transaction lorsque celle-ci est remboursée. Par conséquent, certains effectuent de faux remboursements dans le système. Par ailleurs, si le client ne demande pas de reçu, ils peuvent laisser la transaction en attente et simplement l’annuler lorsque le client a remis son paiement. Ces stratégies sont plus difficiles à déceler, mais un bon système logiciel permettra d’évaluer le taux de remboursement et d’annulation de transactions et de le comparer entre les différents franchisés. Il devient donc simple de trouver les franchisés qui ont un comportement anormal.

Tactique 3 : Achats chez des fournisseurs non permis

Certains franchisés se procurent de l’inventaire chez des fournisseurs non autorisés et ne déclarent pas ces ventes au franchiseur. Des visites périodiques inattendues chez le franchisé permettent facilement de révéler cette tactique.

Tactique 4 : Système parallèle

Puisqu’un système logiciel centralisé donne des outils au franchiseur pour déceler la fraude, certains franchisés optent d’avoir un système de ventes en parallèle à celui qui est employé par le franchiseur. En effectuant un certain pourcentage des transactions sur ce deuxième système qu’il est le seul à contrôler, le franchisé dissimule donc ses activités. Un franchiseur averti peu déceler cette situation en utilisant deux stratégies complémentaires.

Premièrement, le franchiseur devrait obtenir copie des commandes envoyées aux fournisseurs. En ayant ces données en main, le franchiseur peut effectuer une corrélation entre les ventes et les achats. Les ventes sur un système parallèle deviennent donc plus évidentes et peuvent être automatiquement visualisées par un bon logiciel de gestion de  franchise. De plus, ces outils permettent aussi de comprendre les problèmes de gestion d’inventaire  (inventaire volé par des clients ou un employé, inventaire périssable devant être jeté dû à une mauvaise planification des commandes).

Deuxièmement, plusieurs franchiseurs peuvent implicitement empêcher l’utilisation de systèmes parallèles en offrant une certaine valeur ajoutée aux clients seulement si la transaction est effectuée par le système logiciel autorisé. Par exemple, un franchiseur dans le domaine de la formation peut contrôler l’émission de diplômes/certificats de façon centralisée. Sans effectuer de vente dans le système, le client n’obtiendrait pas une preuve légitime de sa formation. Pour d’autres types de franchises, la valeur ajoutée se retrouve sur le site web du franchiseur ou par un programme de cartes cadeau centralisé. Comme chaque franchise est unique, il faut user de créativité pour trouver l’élément qui remet le contrôle entre les mains du franchiseur.

Conclusion

De façon générale, le franchiseur peut déceler et prévenir la fraude dans sa franchise grâce à un bon logiciel de gestion de franchise.  Plus il obtient d’information de façon automatique, moins il est vulnérable. Malgré que cet article se concentre sur les aspects plus négatifs pouvant être évités par une surveillance étroite, il est important de rappeler que ces bénéfices ne sont pas l’objectif principal d’un bon système de gestion de franchise mais bien une conséquence.

En effet, les franchisés honnêtes tirent aussi profit du système de gestion. Par exemple, ces logiciels mettent des outils à la disposition des franchisés pour mieux gérer leur inventaire, augmentant ainsi leur profitabilité. Il est important de se rappeler qu’un franchiseur impliqué demeure un élément clé de la croissance d’un système de franchises.

Jason Kealey

 

Autres nouvelles

  LE PLUS GRAND SPORTS EXPERTS OUVRE AU QUARTIER DIX30 Le nouveau Sports Experts-Atmosphère Quartier DIX30 renouvelle l’expérience de magasinage. Unique au Canada, ce concept d’avant-garde mise sur la …

Femmes en toute Franchise a tenu le 21 novembre dernier sa troisième activité au Énergie Cardio pour elle situé à Longueuil sur la thématique du …

HAMILTON (18 novembre 2019)— Driven Brands ™, le groupe de marques du marché de l’après-vente de l’automobile le plus important en Amérique du Nord, a …

Pourquoi les franchiseurs doivent-ils penser au marketing web local de leurs franchisés ?

Pourquoi les franchiseurs doivent-ils penser au marketing web local de leurs franchisés ?

La plupart des entreprises qui ont des franchisés, qui ont donc plusieurs succursales, font un excellent travail au niveau de leur marketing global à l'échelle de leur marché cible. Elles ont normalement un site web qui met en valeur la marque et des campagnes de publicité (radio, télévision, imprimé et même web) à l'échelle de la province.

Cette publicité et ce «branding» sont essentiels pour entretenir et renforcer l'image de marque de l'entreprise. Et bien sûr, cela aide chacune des succursales de la chaîne. Mais ce type de marketing va de haut en bas. C'est-à-dire que la marque parle au consommateur et tente d'influencer son comportement.

L’importance d’une présence locale à l’air du web

Mais aujourd'hui, avec le web et les téléphones intelligents, les choses se passent de plus en plus en sens inverse; du consommateur vers la marque et ensuite vers le point de vente ou de service le plus près d'où il se trouve. Les gens font des recherches (sur Google notamment) par rapport à ce qu'ils veulent et ce qu'ils cherchent et explorent les résultats de la première page. Si la succursale locale de votre entreprise ne se retrouve pas sur cette première page des résultats de recherche, et bien vous avez beaucoup moins de chance de voir ce client franchir vos portes.

Vous avez beau être l'entreprise la plus connue au Québec dans votre industrie, vous devez aussi être omniprésent dans les moteurs de recherche lorsqu'une personne à proximité d'une de vos succursales cherche pour un mot-clé en lien avec vos produits ou services. À ce moment, le fait que cette personne connaisse votre marque (à cause de la publicité globale) peut l'inciter à vous choisir parmi les autres. Le local et le global sont donc complémentaires.

Les moteurs de recherche sont importants pour la découverte. Quelqu'un qui ne connaît pas votre marque ou qui n'a jamais visité sa succursale locale peut vous y découvrir. Il peut aussi découvrir un aspect qu'il ne connaissait pas de votre entreprise. «Je ne savais pas que Restaurant X offrait aussi des déjeuners». «Ah oui! Cette compagnie fait aussi le service de traiteur».

Le simple fait d'avoir la liste des succursales et leurs coordonnées sur votre site corporatif n'est donc pas suffisant. Chacune des succursales se doit d'avoir une présence sur les moteurs de recherche et se démarquer dans leur marché local.

Le marketing web local : par où commencer?

Mais comment s'y prendre pour obtenir cette fameuse présence locale dans les moteurs de recherche? Sans surprise, l'endroit où commencer est Google.

Comme vous le savez probablement, Google maintient son propre annuaire d’entreprise. Les résultats de son annuaire sont très souvent mis en valeur dans les résultats de recherche :

Il est donc fortement recommandé de réclamer et d'optimiser la fiche Google de chacune de vos succursales. Google peut créer des fiches automatiquement, mais celles-ci peuvent contenir des erreurs. De plus, il est possible d’optimiser les fiches en y mettant du texte, des spécialités, des mots-clés, des images et des vidéos.

Pour ce faire, trouvez votre succursale sur Google (en cherchant le nom, l’adresse ou le numéro de téléphone), cliquez sur le lien pour voir les détails de la fiche et vous verrez un bouton à cliquer pour gérer la fiche.

Notez que vous devez être connecté à un compte Google pour pouvoir réclamer une fiche d’entreprise.

Vous pouvez aussi simplement vous rendre à l’adresse http://www.google.ca/places et suivre les étapes afin de réclamer et de gérer vos différentes adresses.   

C’est un processus qui n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Il y a normalement une validation à faire par téléphone ou par la poste et il peut être facile de se perdre dans le processus. De plus, optimiser les informations et le contenu pour les moteurs de recherche en utilisant les bons mots-clés est une spécialité.

C’est pourquoi nous offrons ce service à pratiquement tous nos clients. C’est une étape cruciale, surtout si votre entreprise a pignon sur rue.

Les annuaires locaux sont vos alliés

Les annuaires locaux (reseau411.ca, pagesjaunes.ca, yelp.ca, etc.) n’ont pas vraiment la cote ces temps-ci. Beaucoup de gens les perçoivent comme quelque chose de négatif qui se positionne sur le web à la place des sites «officiels» des compagnies. Mais les annuaires locaux sont là pour rester et ils peuvent vous aider dans votre référencement local.

Chacun de ces annuaires représente une opportunité d’apparaitre dans les résultats de recherche. De plus, Google donne de l’importance à l’information dans ces annuaires pour déterminer le classement de son propre annuaire. Vous pouvez donc vous servir des annuaires locaux pour que vos succursales soient plus visibles dans les résultats de Google.

Faites une recherche Google pour le numéro de téléphone d’une succursale. Vous verrez une panoplie d’annuaires qui répertorie l’entreprise. Vous voulez que l’adresse, le numéro de téléphone et le nom de l’entreprise soient identiques dans le plus grand nombre d’annuaires possible. La consistance de l’information est la clé. Certains annuaires vous permettront d’ajouter un lien vers votre site web (mettez le lien spécifique pour cette succursale si vous en avez un), une description et des spécialités (ou mots-clés). Dans certains cas, vous pourrez le faire vous-même, mais il y a souvent des démarches de validation à faire pour pouvoir modifier l’information.

L’optimisation des annuaires locaux est une démarche importante, mais qui demande pas mal de temps. Encore une fois, l’optimisation pour les moteurs de recherche se veut une spécialité en soi.

Faites-en une priorité

Le marketing web local de vos franchises est complémentaire au marketing global de cotre marque. L’un renforce l’autre. Même si l’optimisation de chacun des points de vente est moins «sexy» que les grandes campagnes de publicité, elle est tout aussi rentable. Il est, selon moi, primordial d’y alloué une ressource compétente ou de faire affaire avec des spécialistes! 

Antoine Bonicalzi

 

Autres nouvelles

  LE PLUS GRAND SPORTS EXPERTS OUVRE AU QUARTIER DIX30 Le nouveau Sports Experts-Atmosphère Quartier DIX30 renouvelle l’expérience de magasinage. Unique au Canada, ce concept d’avant-garde mise sur la …

Femmes en toute Franchise a tenu le 21 novembre dernier sa troisième activité au Énergie Cardio pour elle situé à Longueuil sur la thématique du …

HAMILTON (18 novembre 2019)— Driven Brands ™, le groupe de marques du marché de l’après-vente de l’automobile le plus important en Amérique du Nord, a …

Appartenance à la marque – Est-ce que cette franchise est faite pour vous ?

Appartenance à la marque – Est-ce que cette franchise est faite pour vous ?

« Vaste est le monde de la franchise » dirait Yoda.  Et il n’aurait pas tort.  Différents systèmes d’opérations, de redevances, d’implication marketing, de droits d’entrée, d’investissement initial, de charge de travail… bref, quand il vient le temps de considérer une franchise, le choix est vaste et les détails abondants.  Par où commencer?

Loin de prétendre avoir la science infuse, je vous dirais que pour la plupart des entrepreneurs, la source du projet découle d’une appartenance à un produit ou plus important encore, d’une appartenance à la marque. La connexion émotionnelle.  Rare sont ceux qui se lancent dans l’aventure de la franchise sans premièrement avoir un coup de foudre pour une entreprise, une marque.  Bien sûr, tous diront que la rentabilité du projet ainsi que les opérations quotidiennes pour l’atteindre priment.  Or,  aucun de ces deux paramètres ne devraient être considérés sans d’abord éprouver un réel sentiment d’appartenance envers la marque dans laquelle vous investirez.

Plusieurs entrepreneurs font souvent le contraire.  Ils considèrent les marges, l’investissement initial, la charge de travail, le droit d’entré… soit.  Mais avant toutes ces considérations ultras importantes, d’aucun devrait se poser cette simple question : est-ce que cette franchise est faite pour moi? Question existentielle, j’en conviens.  Cependant, la réponse pourrait vous faire sauver temps et argent advenant que la réponse soit : NON.

Tous les franchiseurs quels qu’ils soient partagent deux objectifs marketing distincts.  Le premier est de vous générer de la clientèle.  Le deuxième est d’entretenir la marque et de veillez sur elle comme sur un nouveau-né.  C’est surtout ce deuxième objectif qui vous permettra de répondre à la question « Est-ce que cette franchise est faite pour moi? ».

Donc, voici ‘pratico-pratique’ comment trouver votre réponse.  Al Ries, une sommité de la planète marketing a un jour dit : "Qu’est-ce que votre marque? Si vous ne pouvez répondre à cette question en deux ou trois mots, votre marque est en difficulté".  Je modifierais, pour les besoins de l’exercice, la question comme ceci : Quels sont les trois mots qui vous viennent en tête lorsque vous évoquez cette marque?  Encore pour les besoins de l’exercice, je vais prendre une compagnie qui ne franchise pas au Canada, soit ALDO.  Les trois premiers mots qui me viennent en tête en invoquant cette entreprise sont : Mode - raffinement - huppé.

Bon.  On ne se connait pas. Mais si on se connaissait, vous sauriez que je n’ai rien d’un mec qui suit la mode, qui aime s’accoutrez avec raffinement et qui aime les activités huppées. Attention ici, je ne dis pas qu’ALDO n’est que pour les gens qui aiment la mode et se promène sur la ‘main’ avec un sac à main huppé.  Je dis que, très personnellement, ces trois mots reflètent les émotions que j’éprouve envers cette marque.

Avec les informations que je viens de vous donner sur ma personne, vous conviendrez que si ce fleuron de l’entreprenariat québécois franchisait ses boutiques au Canada, même si les chiffres étaient bons, la mise de fond raisonnable, cette franchise ne serait pas pour moi.  Elle ne reflète pas qui je suis ou ce que je voudrais être.  Je ne serais pas ‘en amour’ avec la marque pour à chaque jour vouloir me dépasser pour la faire grandir, pour la faire vivre, pour être un maillon de cette chaîne de boutiques grandissante.

Bref, pour avoir du succès dans le monde de la franchise, il faut être heureux et fier de ce que l’on accompli au jour le jour.  Fier de faire partie d’une famille unie sous un même chapeau : la Marque.  Alors?  Est-ce que cette franchise est faite pour vous?

Marc-André Lamy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres nouvelles

  LE PLUS GRAND SPORTS EXPERTS OUVRE AU QUARTIER DIX30 Le nouveau Sports Experts-Atmosphère Quartier DIX30 renouvelle l’expérience de magasinage. Unique au Canada, ce concept d’avant-garde mise sur la …

Femmes en toute Franchise a tenu le 21 novembre dernier sa troisième activité au Énergie Cardio pour elle situé à Longueuil sur la thématique du …

HAMILTON (18 novembre 2019)— Driven Brands ™, le groupe de marques du marché de l’après-vente de l’automobile le plus important en Amérique du Nord, a …

Les enjeux de la gestion d’une bannière sur les réseaux sociaux

Les enjeux de la gestion d’une bannière sur les réseaux sociaux

Gérer sa présence sur les réseaux sociaux est un défi pour toutes les entreprises, mais pour les franchiseurs le défi d’intégration est d’autant plus perplexe. Une des questions les plus fondamentales auxquelles tous les franchiseurs doivent répondre est : doit-on permettre aux franchisés d’établir leur propre présence? Cette option peut paraître tout à fait logique et pratique. Cela pourrait permettre aux clients des établissements locaux d’entrer en contact avec la marque sur cette base. Mais comment gérer la marque si les franchisés créent leur propre communauté sur le web?

Inversement, si les franchiseurs gèrent la marque de façon globale, est-ce que les clients qui connaissent la marque au niveau régional, ou local continueront de s’identifier à elle?

Je constate que bien des franchiseurs au Québec et au Canada n’ont pas encore confirmé leur positionnement en la matière. On retrouve une variété de scénarios. Faites une recherche sur Facebook pour le constater vous-même. Vous pourrez voir la diversité des situations qui existent. Certains franchisés ont créé leur propre page et la gèrent à leur façon. Pour d’autres, il est clair que les franchiseurs gèrent la page pour l’ensemble des franchises.

Une réflexion est nécessaire chez le franchiseur s’il désire bénéficier des nombreux avantages que présente le web social d’aujourd’hui.

Quelques réflexions pour intégrer les réseaux sociaux

A priori, les réseaux sociaux doivent s’intégrer au plan marketing et de communications de l’entreprise ou en autres mots, aux objectifs d’affaires. Ils ont un rôle à jouer et il faut prendre le temps de le préciser. Ceux qui croient que les réseaux sociaux sont une panacée seront déçus. Le retour sur investissement auquel tous aspirent ne peut être calculé comme on le fait pour d’autres initiatives. Il faut comprendre que créer une communauté sur le web prend du temps et qu’il faut y mettre du temps pour la gérer une communauté. Il faut y mettre de l’énergie et il faut avoir certaines compétences. C’est pourquoi il faut vraiment faire l’exercice qui s’impose pour déterminer ce qu’on l’on désire en retirer et comment se positionner vis-à-vis ces réseaux. Ensuite, on pourra voir comment mesurer les résultats.

Doit-on accorder aux franchisés le droit de gérer leur présence?

Si vous ne savez pas comment vous y prendre pour déterminer si vous devez gérer votre marque sur une base globale exclusivement ou s’il faut accorder aux franchisés la possibilité d’y jouer un rôle, commencez par une analyse de type SWOT pour déterminer les avantages et inconvénients ainsi que les opportunités et les menaces. Cela pourra vous éclairer avant de poursuivre.

Est-ce que vos franchisés sont habilités à gérer les réseaux sociaux eux-mêmes? Ont-ils les compétences, les ressources? Sont-ils en mesure de produire du contenu de qualité pour partager sur les différents réseaux. Sinon, faudra-t-il investir à ce niveau en tant que franchiseur? Devrez-vous fournir de la formation, des outils, du contenu, des conseils à vos franchisés pour s’assurer que les réseaux sont gérés efficacement et dans le respect des critères de qualité auxquels la franchise adhère.

Les franchises individuelles varient d’une localité à l’autre. Le profil des clients varie également, selon que les clients se situent en zone urbaine ou en banlieue, selon d’autres données démographiques, etc. Jusqu’où peut-on donner aux franchisés la flexibilité dont ils ont besoin pour proposer certaines offres ou certains contenus à caractère local à leurs clients ?

Pour voir comment cela se manifeste, faites une recherche sur Facebook pour voir comment les grandes marques gèrent cet aspect. Ici au Québec, vous pouvez aller voir l’exemple de la Cage aux Sports. Il s’agit d’un exemple intéressant. Vous constaterez que certaines Pages, comme celle de Cage aux Sports de Val D’Or, axent vraiment leur contenu sur ce qui se passe au niveau local.

Quelques mesures à prévoir - une politique d'utilisation des médias sociaux et être à l'écoute!

Peu importe le choix du franchiseur, au minimum, il sera tout indiqué d’établir une politique d’utilisation des médias sociaux pour l’ensemble de son réseau ainsi qu’à l’interne pour les employés du franchiseur. Si les responsabilités ne sont pas clairement identifiées, si on ne connaît pas qui a le droit de publier du contenu ou de commenter publiquement, etc., cela rendra toute situation de crise beaucoup plus difficile à gérer. Pensez à la crise qu'a connue Domino's Pizza en 2009 lorsque deux employés ont décidé de lancer un vidéo dans lequel il préparait un sandwich pas très appétissant.

L'autre minimum, c'est d'être à l'écoute. Allez voir de façon régulière ce qui se passe sur les réseaux sociaux et sur le web en général. Vérifier si on parle de vous en utilisant les moteurs de recherche des différents réseaux. les mots clics (#hashtags) sont de plus en plus utilisés sur un bon nombre de réseaux (Facebook, Twitter, Pinterest).

J’aimerais beaucoup connaître votre point de vue sur les enjeux liés à la gestion d’une franchise sur les réseaux sociaux. D’après vous quels sont les autres défis que connaissent les franchises et comment s’y prendre pour les relever?

Micheline Bourque

Autres nouvelles

  LE PLUS GRAND SPORTS EXPERTS OUVRE AU QUARTIER DIX30 Le nouveau Sports Experts-Atmosphère Quartier DIX30 renouvelle l’expérience de magasinage. Unique au Canada, ce concept d’avant-garde mise sur la …

Femmes en toute Franchise a tenu le 21 novembre dernier sa troisième activité au Énergie Cardio pour elle situé à Longueuil sur la thématique du …

HAMILTON (18 novembre 2019)— Driven Brands ™, le groupe de marques du marché de l’après-vente de l’automobile le plus important en Amérique du Nord, a …

Pourquoi le contrat de franchise est-il unique?

Pourquoi le contrat de franchise est-il unique?

Dans le cadre de notre premier billet nous développerons sur le caractère spécifique du contrat de franchise en indiquant quelques-unes de ses particularités.

D’abord, qu’est-ce que le franchisage? Nous vous proposons la définition suivante :

Le franchisage est un système par lequel, dans le cadre d’un contrat dit « de franchise », un franchiseur qui a développé un concept, un système, une façon de faire utilisant une ou des marques de commerce, consent à un franchisé, contre rémunération, prenant généralement la forme d’un droit d’entrée et de redevances continues, le droit d’utiliser ledit système à l’intérieur d’un territoire donné pour une période déterminée.

Les modalités de la relation entre les deux parties sont consignées par écrit dans le contrat de franchise. D’autres documents accompagnent ce contrat, tel le manuel d’exploitation qui apportent des précisions quant à la manière d’exploiter quotidiennement l’entreprise en conformité avec les exigences du franchiseur. Le manuel contient habituellement la « recette » et constitue souvent le document le plus important à considérer par le franchisé tant au  moment de s’engager qu’au cours de l’exploitation de la franchise.

Le Code civil du Québec prévoit les obligations inhérentes à certains types de contrats, tels que le contrat de vente, de donation, de louage, le contrat de travail, le contrat d’entreprise ou de service ou encore le contrat de cautionnement.

Toutefois, parmi la liste des contrats nommés au Code civil du Québec, le contrat de franchise n’apparaît pas.

On doit alors s’en remettre au droit commun s’appliquant à toutes les formes de contrats qu’ils soient nommés ou non et par conséquent aux dispositions générales du Code civil du Québec, au chapitre des Obligations.

En effet, au Québec, nous n’avons pas, comme c’est le cas dans cinq autres provinces canadiennes (Alberta, Ontario, Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick et Manitoba), de loi spécifique sur le franchisage.

Il existe par contre des codes d’éthiques qui ont été mis sur pied par le Conseil québécois de la franchise ainsi que l’Association canadienne de la franchise qui visent à régir les membres de ces organisations, tant franchiseurs que franchisés.

Le Code civil du Québec prévoit des dispositions particulières concernant certains types de contrats qui y sont définis. Ces contrats sont notamment classifiés selon la façon par laquelle ils ont été négociés et conclus.

Le contrat de franchise est quant à lui souvent qualifié par les tribunaux de contrat « d’adhésion ». C’est le type de contrat dont les clauses n’émanent pas d’un échange de discussion entre les parties, mais bien du fait qu’une des parties a imposé ses conditions à l’autre partie qui n’avait pas réellement la possibilité de négocier les éléments essentiels dudit contrat.

En effet, le contrat de franchise est rédigé d’avance par le franchiseur, et présenté au futur franchisé pour signature. Certains éléments pourront être négociés, tels que la possibilité d’avoir une clause d’exclusivité de territoire ou encore de pouvoir transférer le droit d’exploitation de la franchise à des membres de la famille du franchisé, par exemple.

Il y a certaines conséquences importantes lorsqu’un contrat est qualifié de contrat d’adhésion par un tribunal comme par exemple ce qui suit: 

1. Lorsqu’il y a matière à interprétation, le contrat s’interprète en faveur de l’adhérent (dans notre cas le franchisé);

2. Une clause qualifiée d’abusive contenue au contrat d’adhésion, c’est-à-dire une clause qui désavantage le franchisé de manière excessive et déraisonnable, allant ainsi à l’encontre de ce qu’exige la bonne foi, est nulle ou les obligations qui en découlent susceptibles d’être réduites par un tribunal;

3. La clause externe à laquelle renvoie le contrat lie les parties, mais cette clause doit être portée expressément à la connaissance du franchisé à moins que le franchiseur puisse prouver qu’il en avait déjà connaissance;

4. La clause illisible ou incompréhensible pour une personne raisonnable est nulle si le franchisé en souffre préjudice à moins que le franchiseur puisse prouver que la clause avait bien été expliquée au franchisé;

5. Les contrats d’adhésion doivent être rédigés en français, à moins qu’ils comprennent une clause à l’effet que les parties désiraient qu’ils soient rédigés dans une autre langue.

Le contrat de franchise est aussi particulier, en ce sens qu’il régit la relation d’affaires entre le franchiseur et le franchisé qui est continue plutôt que ponctuelle, par opposition à un contrat de vente qui viserait une transaction précise par exemple.

Finalement, malgré que le franchisé soit un entrepreneur indépendant en soi, il renonce en quelque sorte, par le biais du contrat de franchise, à exploiter son entreprise librement de la façon qu’il le désire. Par exemple, un franchisé œuvrant dans le domaine de la restauration ne pourra pas choisir, habituellement, les ingrédients de ses recettes, tel qu’un propriétaire de restaurant indépendant pourrait le faire normalement ou encore s’approvisionner auprès des fournisseurs de son choix ou, s’il vend des produits au détail, offrir les marques de produits de son choix ni même négocier les prix des produits directement avec les fournisseurs.

C’est ce qui conclut notre premier billet de ce nouveau blogue.

Me François Alepin

 

Autres nouvelles

  LE PLUS GRAND SPORTS EXPERTS OUVRE AU QUARTIER DIX30 Le nouveau Sports Experts-Atmosphère Quartier DIX30 renouvelle l’expérience de magasinage. Unique au Canada, ce concept d’avant-garde mise sur la …

Femmes en toute Franchise a tenu le 21 novembre dernier sa troisième activité au Énergie Cardio pour elle situé à Longueuil sur la thématique du …

HAMILTON (18 novembre 2019)— Driven Brands ™, le groupe de marques du marché de l’après-vente de l’automobile le plus important en Amérique du Nord, a …